07.03.2009

Démocratisons la culture

ou comment partager un Opéra avec des beaufs

Grâce à mon gentil cinéma, j’ai économisé samedi soir un Aller-retour Trouduculdumonde/New York ainsi que le prix d’une place au Met* et j’ai eu le bonheur d’assister à une représentation de Madame Butterfly, c’est à dire 3h25 de bonheur pour 15 malheureux euros.

Le seul problème, c’est que je ne fus point la seule à profiter de cette brillante idée. Autant la salle de cinéma était vide pour la précédente retransmission, Thaïs de Jules Massenet par la renommée soprano Renée Fleming, autant ce samedi nombre de spectateurs furent refusés car la salle était complète. Je me suis beaucoup auto-félicitée d’avoir réservé ma place.

Ma voisine de siège commença par me demander si j’assistais souvent « au spectacle ». Misère !  Pendant le premier acte, la salle réussit à  rester calme et sage. Le seul incident notable du premier acte fut plutôt comique. Au rang postérieur au mien, une personne assise à ma gauche ne put s’empêcher de chanter sur un air dont il connaissait les paroles. Tordant !

Pendant que nos amis du Met profitait de la pause pour siroter très certainement une coupe de champagne à New York, la salle de « spectacle » elle se contentait d’aller faire pipi et d’acheter pop corn, bonbons et autres esquimaux glacés. Le comble du chic étant de revenir prendre son siège affublé d’une assiette en plastique et ses nachos sauce fromage. Ma voisine de siège toujours s’esclaffa et me dit : « Quel drôle de mot tout de même Intermission, ils auraient du mettre pause ».

L’obscurité tombe dans la salle, la lumière est faite sur Cio-Cio-San et Suzuki. Toujours sur ma gauche, mais deux ou trois rangées plus haut cette fois-ci (le côté gauche de la salle serait-il maudit ?), un jeune têtard enfant signale sa présence et réclame son heure de gloire. Il accompagne fort élégamment les artistes de ses cris et grognements, et cela pendant toute la durée de la deuxième partie. Joie et bonheur !! La maman avait décidé de ne pas se démonter et l’idée de quitter la salle par respect de ses concitoyens des autres spectateurs ne lui a pas effleuré l’esprit. Parce que non, la culture c’est pour tous, de 2 à 99 ans.

A la deuxième « Intermission » pause, la maman a quitté la salle affublée de son têtard tinenfant. Ma voisine de siège me fit alors part de son étonnement concernant la décision de cette maman d’emmener un enfant si jeune « au spectacle de plus de 3h00 ». « Mon Logan (Le prénom n’a pas été modifié), il est au lit à cette heure-ci ». Le bruit lui avait cependant ouvert semble-il l’appétit et elle revint de sa pause pipi avec un esquimau taille maous costaud dans chaque mimine.

Troisième et dernière partie, la maman avait regagné sa place, mais avait semble t-il assommé ou drogué le têtard qui resta silencieux devant la douleur de Cio-Cio-San .

Vivement la prochaine retransmission !

25.02.2009

Tour of the Universe 2009

101 pour moi rime avec Depeche Mode, mon premier achat de CD.

Et me voilà de retour en pré-ado depuis 2 jours. J'avais fait le deuil de mon bonus de cette année d'assister au concert car il avait lieu un dimanche soir, car il fallait se déplacer de plus de 100 bornes, car je suis donc définitivement une vieillasse bourgeasse pleine de petites habitudes et sans plus aucun esprit d'aventure. Mais merveilleuse nouvelle, Dave a decidé de venir chanter pas loin (juste pour moi je pense, car il sait que je bosse le lundi).

Un des avantages de la crise (si ce n'est le prix du litre de diesel qui tend vers 0) est sans aucun doute le calme qui s'installe parfois pendant quelques minutes, heures, journées autour de moi. J'ai donc profité de ce temps perdu libre pour survoler mes années collège  et lycée via mon ami utube: un moment de régal absolu. Depeche Mode, Off Spring, Green Day (incomparable basket case), Blur, Rick Astley. Oui je n'ai pas pu résister à Ricky le beau rouckin (ah ah ah) et son Never Gonna Give U up,et je l'assume, et je dis M aux moqueurs.

J'ai un pincement au coeur en repensant à mon premier perfecto, preté donc parfait car au cuir tanné. Il est certain que le tailleur c'est beaucoup  moins rock et fashion ou rebel, mais je n'ai de toutes façons pas le choix de me déguiser ou pas pour aller bosser.


La phrase du jour au bureau: none - car ce jour, tout était vulgaire!